Le projet de la nouvelle gendarmerie de Mantes-la-Jolie et de ses 60 logements repose sur une idée fondatrice : faire cohabiter, sur une même parcelle, l’institution et l’habitat sans jamais les confondre. L’architecture organise cette dualité avec clarté. La gendarmerie s’affirme à l’angle comme un bâtiment signal, monolithique et protecteur, tandis que les logements se fragmentent en plusieurs volumes pour retrouver une échelle plus domestique et s’inscrire en douceur dans le tissu environnant.
Cette composition génère un véritable morceau de ville, ouvert et lumineux. Les bâtiments de logements sont disposés de manière à libérer un large cœur d’îlot paysager, véritable centre de vie du projet. Pensé comme un espace de rencontre et de respiration, il structure les usages du quotidien et offre aux familles un cadre apaisé, prolongé par des espaces extérieurs privatifs et partagés.
L’écriture architecturale privilégie la sobriété et la pérennité. La brique unifie l’ensemble tout en différenciant les programmes par la teinte et la volumétrie. La gendarmerie développe une écriture plus institutionnelle et horizontale, tandis que les logements, rythmés par des retraits et des loggias, favorisent lumière, vues et intimité. Les choix constructifs bas carbone et la place donnée au végétal traduisent une attention constante à la durabilité et au confort.
Enfin, le projet propose bien plus qu’une organisation fonctionnelle : il dessine un cadre de vie et de travail équilibré. La séparation claire des flux garantit la sécurité, tandis que la qualité des espaces, intérieurs comme extérieurs, accompagne les usages et soutient une cohabitation harmonieuse entre vie professionnelle et vie familiale.










